Biocarburant humain : quand la liposuccion devient écologique

Si on n’arrête pas le progrès, parfois on aimerait bien qu’il ralentisse un peu. On s’était habitué depuis de nombreuses années à louer l’esprit écologique des Nordiques et leur impressionnante ingéniosité pour limiter leurs déchets et la pollution.

Champions du monde du recyclage des déchets, suédois, norvégiens et autres danois récupèrent, entre autres, le méthane produit par les eaux usées des égouts pour produire un carburant à l’efficacité non négligeable.

Une firme pétrolière finlandaise avait, par exemple, découvert que les graisses de cuisine, et en particulier celle rendue par le porc, pouvaient être transformées en biocarburant pour les voitures.

A la recherche du carburant miracle qui remplacera le pétrole et les énergies fossiles, un homme d’affaire norvégien, Lauri Venoy, s’est mis en tête de produire un biocarburant à partir des résidus graisseux de ventres, fesses et cuisses humaines aspirées au cours des innombrables opérations de liposuccion effectuées aux États-Unis.

Lauri Venoy affirme que le carburant produit à partir de graisse humaine serait une véritable énergie renouvelable.

 

À l’heure où les réserves en énergies fossiles fondent comme neige au soleil, les norvégiens, pourtant grand producteur de pétrole, transforment une graisse d’origine animale issue d’huiles de cuisson usées et d’huiles de poisson en un biocarburant pour alimenter des moteurs diesels.

C’est sur le même principe que Lauri Venoy s’est mis en relation avec les centres hospitaliers, hôpitaux et cliniques américaines pour constituer des stocks de graisses humaines qui contient les mêmes triglycérides que les graisses animales.

Quand on connait les proportions d’obèses et de personnes en surpoids aux Etats-Unis, on se dit que l’homme d’affaire et ingénieur norvégien a flairé le bon filon en conciliant deux grandes passions chez les américains : leurs gros 4×4 gourmands en énergie et leur incommensurable  capacité à s’empiffrer et à s’envoyer des hamburgers à longueur de journée.

Avec plus de 60% de la population en surplus de poids et plus de 350 000 opérations de liposuccion réalisées par an, les Etats-Unis semblent extrêmement concernés par la question mais refusent de modifier la législation en cours qui prévoit l’incinération des déchets de liposuccion.

Un hôpital de Miami a pourtant accordé à Lauri Venoy le droit de récupérer 11 500 litres de graisse humaine par semaine de quoi produire 10 000 litres de biodiesel !